Voilà, je te l’avoue, et je me l’avoue en même temps à moi-même: j’ai fait une rechute.

Pas de ces rechutes qu’on connaît, qu’on entend plus fréquemment. Je te parle de ces rechutes un peu plus insidieuses, un peu plus ancrées profondément.

Le retour de la douleur dans mon cou, dans mon dos, a été le signal d’alarme que quelque chose n’allait pas. Pourtant, je suis en plein processus de développement personnel, je mise sur mon bien-être, je prends soin de moi. Malgré, cela, depuis quelques jours, je suis autant stressée qu’il y a un an.

Mais qu’est-ce qui se passe?

La perte d’énergie, la perte d’intérêt, le manque d’inspiration. Le sentiment de culpabilité, de rejet. Tout cela passe et repasse dans ma tête. Toutes des petites parcelles qui m’indiquent qu’un petit quelque chose cloche. Je suis aussi stressée, tendue, qu’il y a quelque mois, avant le début de mon cheminement vers mon bien-être, mais je ne comprend pas pourquoi.

Mais qu’est-ce qui se passe?

Je m’arrête, et je repasse les derniers jours au peigne fin. Je met aussi en pratique quelques techniques pour voir quelle blessure est activée en moi. Je médite, je médite, et je médite encore. Puis la réponse apparaît.

Inévitablement, je suis retombée dans mes vieux patterns de performance, de rigidité, d’atteinte de la perfection.

Il y a quelques mois, j’ai fait le choix de mettre mon bien-être de l’avant, de me mettre en priorité pour apprendre à vivre au lieu de survivre, à exister pleinement.

J’ai vécu en mode slowliving pendant un temps. J’étais bien, tout allait bien. J’ai suivi des programmes de développement personnel, j’ai lu des livres, je me suis inscrite à un Mastermind, j’ai commencé une formation en astrologie, une en médiation pleine conscience, j’ai médité, j’ai bougé, et j’en passe.

J’ai continué à répondre à mes clients en marketing web, même à 4h du matin, j’ai tenté de structurer mes cours de cégep à distance, pour une session dont la formule est encore incertaine. J’ai passé du temps avec mes enfants, un peu avec mon chum, pas du tout avec mes amis, collègues.

Hier, j’ai regardé ma To-do list, puis ça m’a frappé en pleine face.

J’ai loadé mon horaire, ma To-do list, mais solide.

J’ai tenté de combler la peur du vide qu’il y avait en moi.

J’ai visé, de façon assez rigide, la «perfection» dans mon développement personnel, tout en continuant tout le reste.

Bien évidemment, je n’ai pas atteint la perfection. J’ai ressenti un profond vide, et je me suis éloignée loin, très loin, de mon essence profonde, de mon moi authentique.

À partir d’aujourd’hui, je choisi de revenir vers moi, et surtout, d’être bienveillante envers moi, envers mon processus de développement, de guérison.

Cette décision me rapproche un peu plus de ma mission personnelle, je crois.

Après cette prise de conscience, ma mission de vie m’apparaît encore plus claire : aider les femmes à prendre soin d’elle, à se mettre en priorité, sans pression, de façon authentique et bienveillante.

Envers moi, envers elle.

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